Roche Ballue

L'histoire du site

Le site de Roche Ballue n'a pas toujours eu ce visage…
De la carrière à un site naturel de loisirs, c'est une reconversion réussie au bénéfice des Bouguenaisiens et aussi des habitants de la Métropole nantaise, des touristes de passage.

Petit retour en arrière sur une reconversion réussie...

En décembre 1869 est décidée, par arrêté préfectoral, l'exploitation des carrières ouvertes, ou à ouvrir, pour l'endiguement de la Basse-Loire. La carrière de la Roche Ballue est mise en exploitation dès 1909 pour l'endiguement de la Loire.

Jusqu'en 1920, le transport des pierres se fait par traction animale. Les pierres étaient chargées sur des chalands. Ce n'est qu'en 1953 que le chargement mécanique remplacera le chargement à main. Les matériaux étaient acheminés jusqu'aux estacades des bords de Loire et engrangés dans 2 trémies contenant 50 tonnes chacune, en attendant l'arrivée des chalands.

De 1920 à 1958, les carrières étaient exploitées par les établissements Dodin. Les Moëllons sont utilisés pour les travaux « d'enrochement » de la Loire, et les pierres cassées pour la mise en place de routes et la fabrication du béton. Les établissements Dodin furent sollicités pour des travaux importants : Construction de la base navale de St Nazaire, Digues de Noirmoutier et de ne d'Yeu, construction de routes et de pistes pour l'aéroport de Nantes pendant l'occupation etc.

Les conditions de travail étaient difficiles, et deux grèves ont marqué l'histoire de la carrière : la première du 24 avril au 9 mai 1936, concernant la suppression du travail à la tâche, système encore en vigueur dans l'entreprise Dodin alors qu'il était devenu obsolète dans les carrières avoisinantes, la seconde débutée en décembre 1953 durera des mois : malgré les accords de 1936, de nombreux ouvriers étaient encore payés à la tâche.

Mais l'exploitation de la carrière engendre aussi le mécontentement des habitants : en septembre 1947, les habitants de Haute-Indre se plaignent des dégâts matériels provoqués par les tirs de mine. Suite à cette protestation, les « tirs à l'Anglaise » très puissants sont interdits.

Jugée non rentable, la carrière est fermée en 1958. Elle sera reprise par M. Graton de 1968 à 1977. Durant cette période, elle sera exploitée à titre privé, et sa production alimente des entreprises de bâtiment. En 1974, l'activité est réduite à trois tirs par an environ et la production est minime.

Suite à la mobilisation des riverains et à une pétition en février 1977, et compte tenu de la faible production entre 1972 et 1973, le Préfet de Loire-Atlantique émet un arrêté de fermeture définitive de la carrière de Roche Ballue le 18 mai 1977.

Texte extrait de l'exposition réalisée par l'association Miroirs, avec la participation d'Ophélie Touche et Gwénaëlle Guyon, étudiantes en BTS tourisme.

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